Communication ESG
Un rapport ESG conforme est une matière première. Il contient des données, des indicateurs, des politiques formalisées. Ce que les réglementations imposent — CSRD, SFDR, taxonomie — c’est de produire cette matière première selon des standards définis.
Ce qu’elles n’imposent pas, c’est de la mettre en récit. Et c’est précisément ce qui fait la différence entre un rapport que les LPs lisent en diagonale et un rapport qui construit la conviction.
Un rapport ESG bien construit narrative-ment répond à trois questions que les indicateurs seuls ne peuvent pas résoudre : pourquoi ces engagements, comment ils se traduisent dans les décisions réelles, et où en est la trajectoire par rapport aux objectifs.
Les attentes ont évolué depuis les premiers exercices de reporting ESG dans la gestion d’actifs. En 2025, les LPs institutionnels ont eux-mêmes plusieurs années de recul sur ce type de document. Ce qu’ils cherchent n’est plus la simple vérification de la présence d’une politique ESG formalisée. Ils cherchent :
Ces attentes ne sont pas satisfaites par des tableaux d’indicateurs. Elles requièrent de l’écriture, de la mise en perspective et du récit.
→ Notre approche de la communication ESG et finance durable
Un rapport ESG bien construit est une mine de contenus :
Ces formats, produits à partir de la même matière première, démultiplient la valeur du travail de reporting en touchant des audiences et des canaux que le rapport annuel seul n’atteint pas.
→ La vidéo dirigeant pour valoriser les engagements ESG
Le SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) concerne les informations à communiquer aux investisseurs sur l’intégration des risques de durabilité dans les produits financiers — classification des fonds en article 6, 8 ou 9, indicateurs PAI. La CSRD concerne le reporting extrafinancier de l’entité elle-même — la société de gestion en tant qu’entreprise, pas ses fonds. Les deux sont complémentaires.
Principalement les LPs institutionnels dans le cadre de leur propre reporting et due diligence, les régulateurs, et les parties prenantes externes — presse spécialisée, organisations sectorielles, candidats potentiels. Une communication bien pensée peut aussi adapter le contenu pour les investisseurs particuliers ou les CGP, avec une forme plus accessible.
En étant précis sur ce qui est mesuré et comment, en étant honnête sur les limites et les tensions, et en montrant la trajectoire plutôt que de présenter un état figé comme s’il était optimal. Les rapports qui semblent parfaits sont précisément ceux qui inspirent le plus de méfiance. L’honnêteté sur les progrès en cours est plus crédible que la perfection affichée.
Pour les premières années, le processus est long — entre six et douze mois de collecte de données, d’audit interne, de rédaction et de validation. Il se raccourcit les années suivantes une fois les processus de collecte et les indicateurs stabilisés. L’implication des équipes conformité, ESG, finance et communication est indispensable pour produire un document à la fois conforme et communicant.
La CSRD introduit une obligation de vérification limitée par un organisme tiers pour les entreprises dans son périmètre. Au-delà de l’obligation légale, une vérification externe renforce la crédibilité du rapport auprès des LPs les plus exigeants. Elle est particulièrement importante pour les sociétés de gestion qui font de l’ESG un argument de différenciation majeur.
Les candidats des nouvelles générations accordent une importance croissante aux pratiques ESG des employeurs. Une communication ESG authentique, visible sur le site et les réseaux sociaux, contribue à attirer des profils qui valorisent ces engagements. Elle renforce aussi la cohésion interne des équipes autour d’une vision partagée.